Le retour de l’Hubris

Oh quelle belle démonstration : l’hubris dans la splendeur du concept !

L’hubris, c’est la persévérance dans l’erreur, malgré la présence d’indicateurs visibles.

C’est l’aveuglement d’un homme (ou d’une femme) de pouvoir, qui va se servir de ce pouvoir jusqu’au bout plutôt que de reconnaître qu’il s’est trompé.

Il s’accompagne donc probablement d’une rupture de communication de l’homme de pouvoir avec ses administrés.

C’est l’enfant qui met ses mains sur ses oreilles et crie « j’entends rien ! j’entends rien ! ».

Voila, c’était le mot du jour. Allez voir sur internet comment les savants peuvent vous en dire plus.

Ce mot est à retenir, les vrais démocrates doivent en craindre la contamination comme la vérole.

b.

Mumble 49.3

Excusez l’orthographe, c’est du vite fait.
Bon.

Pour les délais et l’impossible influence, si certains veulent faire les sauvageons, c’est un choix.
Qu’avons nous ?

« Nuit debout » et périphérie a le vent en poupe. Dans 5 jours, sont combat est d’arrière garde.

Qu’avons nous ? Un vocabulaire, des ‘slogans’ ‘loi el khomry’ …

Une opération à lancer. Une opération d’éducation populaire : c’est pas souvent qu’on se rapproche de son oreille, au peuple.

On ramasse 100 000 signatures, pour un référendum « Voulez vous la loi el khomry ».
Je vous passe les détails : c’est une procédure parfaitement légale et simple, sans CRS.

100 députés doivent l’approuver, puis le président peut se torcher avec.

Et vite on se tourne vers le grand public : crieurs de rue, machine à café, manif, lévitation de table.

Là, je fais une description vite fait sur le gaz : On fait un TP, travail pratique,  sur un sujet qui intéresse, en bien ou en mal, tout le monde. On leur présente une opération concrête. Et bien dire aux soutiens à la loi, qu’ils pourront parfaitement s’exprimer au référendum.

On met le paquet, les projecteurs, les pancartes sur le parcours du référendum. Pour montrer comment c’est une escroquerie. Education populaire !

Genre : « votons, affrontons nous, mais directement, entre nous. Sans passer par Pujadas et ses invités. »

L’idée est de leur faire vivre en direct, de manière pédagogique, la tartufferie du gouvernement représentatif.

Nous devons recruter, et il va bien falloir à un moment qu’on s’adresse aux gens qui ne nous aiment pas, ou qui n’ont rien à foutre de rien.

C’est un peu plus tricky que de cramer des boites aux lettres, mais quel investissement pour le grand soir !

 

Un cycle dans l’Agora

L’Agora n’est pas un forum, ni un chat, ni un blog.

Dans l’Agora, on met en forme les idées issues des discussions sur les forums, les chat et les blogs.

Cet article est le troisième, après une déclaration de principe et la structure des informations, nous allons voir le cycle de vie d’une question et de ses réponses.

Petit rappel : une question a été posée après des jacasseries ailleurs, aux « nuit debout », au café du commerce, sur des forums, dans des assemblées citoyennes.

C’est une question d’ordre juridique et des citoyens ou associations de citoyens vont construire leur réponses, puis un vote désignera l’option favorite.

Au début il y a une question qui fait consensus : que ce soit pour la soutenir, ou pour la rejeter. Par exemple la question ne peut-être « Comment virer les ‘réfugiés’ ? » mais plutôt « Règles d’admission et d’intégration des réfugiés ». Dans le deuxième cas, on a pas dit si on fabrique des palaces pour les réfugiés, ou si on pose des champs de mines. Dans le premier cas, la question est terriblement orientée.

La question va passer par 4 phases :

  1. Maturation
  2. Développement
  3. Gel avant vote
  4. Vote

La durée de chaque phase est réglable, en heures, jours, semaine ou mois. Dans la pratique et hors situation particulière, on va aller vers quelque chose comme 1 mois/3-6 mois/Une semaine/trois jours pour les phases de 1 à 4 ci-dessus. Si vous êtes particulièrement réactif, pour une organisation très ressérée, comme le club de pétanque, vous pouvez mettre en question le menu du banquet de fin d’année en 1 jour/2 jours/12 heures/1 heure. A 30, c’est jouable, mais à 45 millions, je doute….

La Maturation

Ce n’est pas parce qu’on serait en démocratie que chaque question posée est intéressante. Si on pose sur l’Agora la question suivante (avec la réponse du questionneur) : « Règlementation de la hauteur des chaussettes en milieu humide », il est probable que seuls ceux qui ont le même dealer vont s’intéresser à la question, voire que les initiateurs regretterons quand ils auront dessaoulé.

La maturation donne une chance à la question, évite la mise en place d’une censure.

Les citoyens visiteurs qui ont déclaré être intéressés par le domaine (Consommation -> règlementations industrielles -> Habillement), ont reçu un mail à la création de la question.

Pour que la question passe à la deuxième étape, le Développement, il faut qu’une proportion minimum de ces gens intéressés par le domaine, clique sur « Je suis intéressé par la question« . Évidement le taux est réglable : mettons 15%.

Être intéressé par la question ne signifie rien d’autre que cela : cela ne signifie donc pas que la réponse visible, en attendant les autres, vous plaît. Pour le dire autrement : « Je pense que c’est utile de se poser cette question ».

Par exemple :  « Déclarer le 13 avril Journée du Fox à poil dur », c’est pas intéressant dans l’Agora. Mais c’est en ignorant la question que vous le ferez savoir. Pas besoin d’experts, de comité, d’assemblée ou d’homme politique. Et si j’ignorai que le dernier exemple avec fox à poil dur incorporé, est en fait une question existentielle pour 60 millions de mes compatriotes ? Ce serait ballot de passer à côté d’une évolution majeure de notre société.

Si le taux d’intéressés n’est pas atteint avant la fin de la période de maturation, la question disparaît dans les archives. Couic ! Sinon, c’est …..

Le Développement

Depuis la création de la question, n’importe qui peut poser une réponse. Mais maintenant les « visiteurs », les citoyens qui sont venus voir, vont pourvoir « signifier » des choses, en quelques sorte intervenir, communiquer avec les rédacteurs.

D’abord, pendant le développement, les citoyens indiquent leur « intérêt » pour les réponses qui le méritent à leurs yeux. On ne parle pas de vote là ! On filtre les « Yaka » et les gentils « L’amour règlera les problèmes du monde, bouh la guerre c’est pas bien ».

Les réponses qui n’ont pas atteint un pourcentage des « intéressés par la question » n’iront pas au vote final. Mettons 15%, mais ce coefficient est réglable alors 5% ou 80% si vous voulez peu importe.

On en reparlera dans l’article suivant qui détaille le côté « auto-nettoyant ».

Vous pouvez parfaitement désigner de votre intérêt des propositions totalement contraires à vos opinions. Intérêt ne signifie pas soutien. Cela ne signifie pas que vous allez voter pour !

Donc vous n’êtes pas intéressé par la réponse « 2 microns », ni par la réponse « 12 mètres », pour les hauteurs de chaussettes. Mais de 5 à 30cm, faut voir…..

C’est l’objet d’une éducation que de sortir du manichéisme : nous adorons jacasser entre gens déjà d’accords au départ, plus pour recevoir l’approbation d’un groupe et son amour, que pour réellement débattre.  Marquer son intérêt pour une réponse que nous combattrons par la suite, voilà un beau sujet d’éducation populaire, passer sans « souffrance » autant de temps a examiner les options qui vous conviennent (celles qui vous disent « tu es beau, tu es gentil, tu es intelligent ») que celle qui vous déplaisent (celles qui vous ne vous envoient pas d’affects joyeux, comme dirait Spinordon).

Car c’est faire société que d’accepter réciproquement de s’écouter, sans combat, avant le vote. A l’inverse du débat télévisé, où un des participant doit sortir les pieds devant sinon c’est pas drôle. Écouter ne veut pas dire aprouver, trouver l’autre raisonnable ou son projet souhaitable, c’est lui donner la place de citoyen que vous voulez pour vous-même.

Donc oui, un militant SUD peut trouver une réponse du MEDEF « intéressante ». Mais ne pas trouver intéressant la recherche de solution politique à travers la conquête de Mars.

Pourquoi cette notion : parce que pour aller jusqu’au vote, une réponse doit susciter un minimum d’intérêt.

Voila c’est dit. Ça sert à ça l’intérêt : A faire dégager les fantaisistes.

Vous avez tout intérêt à vous intéresser à plusieurs réponses, vous verrez plus tard que la méthode de vote vous y encourage très fortement.  « Cette réponse est la meilleure, les autres c’est tous des cons » ne fonctionne pas.

Raisonnez plutôt en « Tous ceux là peuvent me convenir à des degrés divers, de l’adoration fanatique jusqu’à une limite tout de même ! ». Ainsi vous vous préparez au compromis, à la négociation. En tant que rédacteur, voir ma réponse recevoir de l’intérêt, ne signifie pas « recevoir de l’amour » : je vais peut-être me faire défoncer au cours du vote.

Maintenant, il y a ‘être supporter‘, comme au foot.

Là, vous signifiez vos opinions, votre préférence. En gros, vous désignez les propositions (de lois) auxquelles vous êtes prêt à vous soumettre. En fonction des évolutions, vous pouvez retirer ce support, le remettre aux uns, aux autres…

« Supporter » (ou ‘soutenir’) ne signifie en aucun cas une intention de vote : En indiquant que vous êtes supporter, vous encouragez la continuation de la rédaction et on verra se dessiner les tendances, comme un sondage permanent à grande échelle, sans technicien de l’IFOP pour truquer les résultats, c’est tout.

Les rédacteurs peuvent ainsi observer les variations de l’opinion à l’égard de leur réponse, au fur et à mesure qu’ils l’amendent, la révisent, la complètent.

Ensuite, les « suggestions« .

La suggestion est une cartouche précieuse, unique pour une réponse, qu’on ne grille pas sans réfléchir.Vous devez être supporter d’une réponse pour y poser une suggestion.

Une suggestion n’est pas une critique : « Vous êtes des nazes, votre procédé de ….. est grosse connerie, au secouuuuuuuuuurs ! » n’est pas recevable. Ni « Ce projet est formidable. Signé : ta maman qui t’aime ».

En revanche « votre procédé de taxation des .. ne pourra pas être géré, on ne connaît pas suffisamment précisément …, et cela va mobiliser des ressources hors de proportion du bénéfice attendu, ressources plus utiles ailleurs. Une taxe fixe inconditionnelle serait praticable »

Ou « Pourquoi taxer … spécialement ? Votre loi peut se passer de cette idée inutilement complexe »

Voilaaaaaa… Maintenant, en tant qu’observateur, vous pouvez, à la lecture des suggestions :

  • Ne rien faire
  • Indiquer les conséquences pour vous si les rédacteurs prenaient en compte la suggestion.

Et là c’est très simple :

  • J’en veux, sinon je vote pas pour vous
  • J’aimerai bien mais on va pas en chier une pendule
  • J’aimerai autant pas, mais j’ai toujours pas mangé de pendule
  • J’en veux pas, sinon je vote pas pour vous.

Ne rien dire équivaut à « Je m’en moque de cette suggestion », « Hors sujet ».

Les rédacteurs voient la répartition des opinions. C’est quand même un peu plus subtil que le « J’aime-J’aime pas » de Facebook ou de ces propositions de site de forums qui offrent une voie royale au pathos instantané, plutôt qu’à la réflexion et à la subtilité.

Mais là encore, je le rappelle : on n’est pas dans la discutaillerie, on est dans la rédac finale du texte de loi : vous ne faites de suggestion qu’aux réponses qui vous plaisent, votre best-of à vous. Une suggestion n’a de sens que si elle est un apport positif. Rappelez vous : une seule suggestion par réponse !

Un mécanisme de réflexion obligatoire peut aisément être utilisé (ou pas) : une suggestion est enregistrée, mais ne sera réellement présentée que trois jours après (réglable) , avec une manip de confirmation. Pourquoi ? Pour vous donner le temps de voir que la même suggestion, en gros, a été indiqué par cent personnes. Autant vous contenter d’indiquer votre opinion sur une suggestion identique, arrivée avant la vôtre, plutôt que de faire du redondant.

Cela vous donne aussi le temps de vous rendre compte que votre suggestion, écrite sous le coup de l’émotion, n’est pas si géniale que ça, et de garder la « cartouche » pour un aspect plus critique. Un peu comme le délai de rétractation  de 7 ou 15 jours pour un achat important. Bref, apprends à ne pas donner ton avis à tout propos, pour pécho des gonzesses ou faire ton intéressant ou crier tes émotions au monde.

Le Gel avant le vote

Pendant le gel avant le vote, genre une semaine, les rédacteurs ne peuvent plus changer leur réponse. On va voter, vous faites le point dans votre tête, s’agit pas qu’un malhonnête change son texte en douce juste avant vote et donc vous trompe, vous abuse.

Des nouvelles réponses peuvent encore être ajoutées : mais c’est un coup one-shot, pas de modifications possibles. Et vous devez atteindre le quorum avant le vote, donc en une semaine avec l’exemple ci-dessus.

Bonne chance aux retardataires, mais si ceci constitue un garde-fou supplémentaire, un recours pour les citoyens, ce n’est en aucun cas une « méthode ». Sérieusement, plongez vous dans le débat dès le début, dans les lieux de discussion, puis le cas échéant, travaillez votre réponse dans les délais sur l’Agora. Si vous avez raté le début, c’est un peu votre problème.

A la fin de la période gel, c’est le temps du vote. Mais digérez ça d’abord…

A très bientôt pour la suite.

 

 

 

 

 

 

Structure de l’Agora

L’Agora n’est pas un forum, ni un chat, ni un blog.

Dans l’Agora, on met en forme les idées issues des discussions sur les forums, les chat et les blogs.

Dans un article précédent je vous ai vanté une Agora comme un lieu de production de textes, éventuellement constitutionnels, juridiques ou règlementaires.

Je vais décrire ici la structure des données du système.

Voici d’abord l’organisation générale.

Niveau 1 : les organisations

Afin de différencier les objectifs, en plus d’une organisation ‘centrale’, il est possible d’avoir plusieurs Agora : à l’Agora politique globale, il est possible d’ajouter d’autres Agora à thèmes plus spécifiques : monde associatif, clubs prospectifs ou « de recherche ».

Le cas échéant, une Agora peut-être fermée, comme un groupe fermé sur Facebook, avec co-optation etc. On peut aussi avoir une Agora réservé à un groupe limité, mais néanmoins accessible en lecture au public. Imaginez une université qui développe son agora à usage interne, mais qui laisse le public lire le contenu, sans permettre les ‘suggestions’, ni le vote aux visiteurs qui ne s’identifient même pas. Pourquoi pas une « Agora d’entreprise », une Agora pour un lycée, une agora pour une administration, pour un hôpital……..

Mais pour la suite du document, je ne vais parler que de l’Agora « centrale » ou « nationale », appelez là comme vous voulez.

Niveau 2 : les domaines de réflexions

Faire de la politique, c’est s’impliquer dans des domaines de réflexions, qu’il faut classifier comme on classifie les végétaux, le monde animal ou les genres musicaux.

Exemples :

Santé, éducation, monnaie, échanges marchands, échanges internationaux, recherche scientifique, écologie, travail et emploi, industrie, justice, police, armée, aménagement du territoire, propriété, transport, énergie, agriculture….

Mais « Santé », par exemple, c’est vague, donc on divise en sous-domaines :

Formation, recherche, industrie pharmaceutique, services d’urgences, équipements structurels  l’immobilier, équipements collectifs, Mise sur le marché des médicaments, veille sanitaire, liens avec les organisations sanitaires internationales, règlements sanitaires, médecine d’urgence, directives pour la recherche médicamenteuse, prévention, éducation à l’hygiène, aide à la conception, ivg et pma….

« Santé »-« Formation », peut se découper en « formation initiale des soignants », formation permanente, secourisme, structure des qualifications, équivalence des diplômes étrangers.

Cette arborescence permet à chacun de retrouver ses domaines de compétences et/où d’intérêt. Soyons clair, c’est touffu, comme une société démocratique.

Un utilisateur inscrit marque les domaines qui l’intéressent : pour ceux là seulement, il recevra des mails l’informant de la création d’une question. Sinon il sera submergé d’annonces et ne regardera plus rien. Avoir 2 domaines d’intérêts, c’est déjà beau !

Niveau 3 : les questions

Étant donné un domaine, les citoyens inscrits sont invités à poser les questions, mettons une, qu’ils ont détectée, explorée, analysée. Nous sommes donc en fin de discussion sur Facebook, aux ‘nuit debout’, dans un club politique, une association formelle ou pas. On ne peut pas faire l’économie de la première négociation : libellé précis de la question. Quitte à en restreindre la précision, tant les solutions proposées diffèrent, il doit y avoir un minimum de consensus sur la question.

Il y a donc eu jacasseries quelque part, d’où ressort :

Une question : exemple « Contrôle démocratique de l’organisation qui donne les autorisations de mise sur marché des médicament (AFSA) » et le premier qui crée la question pose sa réponse. Les autres posent la leur.

Quand j’écris « le premier », j’espère « le premier collectif ». A moins d’avoir un génial génie en ligne, une réponse doit logiquement être issue d’un collectif. Ca commence à deux.

Niveau 4 : les réponses :

Une réponse se traduit par une présentation générale, une « déclaration d’intention ». Les visiteurs doivent y lire « l’esprit », bref ce qui différencie cette réponse des autres.

Exemples :

  • Réponse un : « Contrôle par une assemblée spécifique tirée au sort »
  • Réponse deux : « Contrôle par un service de l’état »

Les rédacteurs de chaque réponse peuvent (doivent, pense-je..) donner sur la « page de garde » de leur réponse les éléments suivants:

  • Un résumé , un « pitch »,
  • Des liens vers leur site, leur forum, bref leurs lieux de jacasserie.
  • Des liens vers les documents qui les ont inspirés et des documents qui vont donner au citoyens la base documentaire : thèses universitaires, livres, vidéos.

La réponse consiste à poser un PDF, d’un format imposé qui met tous les rédacteurs sur un pied d’égalité : il n’y a pas Roger, rédacteur génial mais au chômage, fauché comme les blés mais qui propose un truc valable, et une multi-nationale qui envoie un sous-marin avec 10 millions de brouzoufes, une agence de com, des couleurs partout, des vidéos prises de l’espace et des gonzesses à poil (dans l’espace, yesss !) et une musique de fond des Rolling Stones.

Le pdf ne contient pas de commentaires. C’est un article de loi qui devrait tenir sur une page. Voir en quelques lignes.

Ce sont les liens sur la page de garde qui renvoient vers les explications, les tenants et aboutissants sur la page du collectif rédacteurs.

Je résume : une question=une page avec nom, pitch et liens documentaires si accord des parties.

Une question= des réponses

Une réponse = une page de garde avec intitulé, pitch et liens vers doc et forum + Un historique de PDF qui sont affinés, vous le verrez dans un article a venir.

Bientôt, un article sur la dynamique autour des questions, un autre sur la démocratie « liquide » du système, qui n’est qu’une option, l’aspect auto-nettoyant qui éjecte les plaisantin, la gestion interne (éviction des provocations racistes, par exemple, ou vérification des liens) et enfin un autre sur le vote final.

Je vous laisse, un repas de famille m’attend avec sauté de banquier sauce racket.

Agora : Le Chaînon Manquant

L’Agora n’est pas un forum, ni un chat, ni un blog.

Dans l’Agora, on met en forme les idées issues des discussions sur les forums, les chat et les blogs.

Si la démocratie est le gouvernement par le peuple, cela suppose la réunion de conditions préalables, parmi lesquelles :

1) Le peuple doit détenir le pouvoir : c’est pas fait, les représentants professionnels se le gardent.
2) Le peuple doit disposer de la compétence de gouverner : y’a du boulot, après 30 ans de démolition par les médias.
3) Le peuple doit disposer d’outils de formalisation puis de validation des décisions collectives : il n’en existe aucun.

L’oligarchie s’occupe de tout, elle peut donc se réserver le pouvoir, la compétence et les outils de décisions. Le peuple est prié de regarder la télé, d’être à l’heure à l’usine et de se réaliser dans les dividendes des actionnaires. Accessoirement de rembourser les prêts qu’il est contraint de contracter auprès de ceux qui ont piqué la monnaie avec les prêts précédents.

Je m’intéresse ici seulement au point 3, qui est dans mon domaine de compétences.
Avec mes petits bras, je ne me sens pas de travailler sur le principe du renoncement à des intérêts personnels dépassés par des intérêts du groupe.
Le groupe, en tant que nation, est d’ailleurs inexistant aujourd’hui, sinon par la coercition. Mais bref, chacun son job.

Une société démocratique est, par principe, une communauté qui débat et décide, sans attendre les ordres du MEDEF, signés par des oligarques syndicaux.

Dans notre société française, nous avons une tradition de politique de comptoir de bistrot, pas toujours idiote, mais jamais aboutie.
Seuls nos représentants matérialisent les lois. Nous pouvons jacasser autant que nous le voulons, même très intelligemment avec des bac+12 (si c’est un signe d’intelligence) , mais à la fin, dans le meilleur des cas, nous ferons une petite marche de mendicité politique, la « manif ». Un p’tit coup de lacrymo, et tout le monde coucouche panier les papattes en rond.

Pour bien clarifier, je vais prendre un petit exemple, dans une entreprise supposée démocratique.

Vient la question, dans cet entreprise de fabrication de chaises, d’un renouvellement de la gamme. Le personnel se regroupe, et discute : choix des matériaux, procédés de fabrication, marketing etc..

A la fin de la discussion, 5 tendances dominent, et on peut éventuellement constater qu’elles procèdent de logiques très différentes. Il va falloir choisir.
Concrètement encore rien pour passer à l’action : de toute façon, on a rien décidé, et les arguments en sont encore à yaka-foferfer. Chacune des options est défendue par 3 à 5 personnes – c’est comme ça, il y a des grandes gueules qui se lancent et proposent –  et le plus grand nombre ne demande qu’à s’intéresser, mais ne propose pas. C’est absolument normal.

Cinq idées qu’il faut maintenant affiner, rédiger. Faire des « prévisionnels », des esquisses, des devis. Les grandes gueules vont rédiger, et simultanément publier leurs travaux.
Les autres travailleurs de la boite peuvent voir les progressions sur l’intranet, et ils savent que la rédac’ du premier jour n’est pas définitive. Mettons qu’on a donné 3 mois pour ça, et chaque équipe va pousser une nouvelle version quasiment tous les jours : des fois pour corriger les fautes de français et d’orthographe, parfois pour ajouter de nouvelles informations fraîchement obtenues, parfois pour prendre en compte des suggestions.
Pendant ce processus qui peut durer des mois, on peut envoyer des « suggestions » aux ‘grandes gueules’. Libre à eux d’en tenir compte ou pas. Le rédacteurs ont absolument le droit de se piquer des idées. C’est même souhaité : on ne cherche pas un winner qui va gagner la prime, on cherche la meilleur version, pas l’égo le plus fort.

Notez bien qu’on est plus dans la discussion. On rédige, on gratte du clavier en petit comité. On ne refait surtout pas les discussions de l’étape précédente.

Rien n’empêche un nouveau rédacteur ou équipe de rédacteurs, mettons un sixième, de se lancer dans une rédaction s’ils ne se reconnaissent pas dans les 5 initiales. Un ou des…

A la fin du temps imparti pour les rédac, toute l’entreprise va se réunir en « session plénière », avec tout le personnel.
Successivement, chaque groupe parmi 5 (ou 6, ou 7…) va présenter son projet.

Silence dans la salle. Comme au tribunal, sauf que le président, c’est la salle, et les « prévenus » sont sur l’estrade. Ce n’est pas un débat.

Le juge fait silence pendant que les représentants des projets argumentent. Il est interdit de parler des autres projets quand on présente le sien.
Le juge n’est pas complètement con, il fera le tri et si des points sont litigieux, c’est à l’étape précédente, pendant la rédaction, que chacun est libre de soulever des objections.
A la fin de la journée, on vote.
Allez faire un tour une fois au tribunal de police ou en correctionnelle : on y apprend plein de choses : c’est public et gratuit. Vous verrez à quelle vitesse vous serez éjecté si vous vous croyez à « nuit debout » et que vous essayez de la ramener !
Ainsi, on a séparé la discussion et délibération. La discussion reste libre à la machine à café jusqu’au dernier moment, bien sûr, mais PAS AU TRIBUNAL.

Dans l’Agora on ne jacasse pas ! (j’ai pompeusement pompé les grecs, mais maintenant que je sais qu’une singerie radiophonique porte ce nom sur France Inter, j’ai envie de trouver autre chose)
J’ai déjà dit que ce mot n’est pas péjoratif : Pour accoucher d’idées neuves, nous DEVONS jacasser, comme aux « nuit debout », comme des gosses. ENSUITE, les adultes que nous sommes passent dans l’agora pour l’étape suivante.

Je le répète, nous nous arrêtons à l’étape jacasserie, car nous sommes AUSSI des gosses, discutailleurs, parfois fourbes ou stupides. C’est très facile de jacter, donc nous accomplissons, le plus souvent avec plaisir, ce que nous prenons pour le tout, mais qui n’est qu’une partie.

Et c’est bonheur pour nos maîtres que de nous voir patauger dans le pathos, de nous voir nous agiter dans la cour de récréation.

Nos maîtres sont sûrs que cela est sans risque, parce que des gosses dans la cour de récréation ne risquent pas de faire la révolution, cela ne les gêne nullement. Tant qu’on ne sort pas la gueule de nos maîtres de leur gamelle…..

Ce dont je vous parle a été déjà pensé, avec les « liquid feedback » ou l’évolution « pirate feedback ». C’est un site web qui a pour vocation d’accueillir la rédaction, puis de permettre le vote.
Çamarche à fond. Mais les écrans sont rébarbatifs, et c’est impossible à partager sinon avec des geeks dans mon genre. Aucune chance que ma mère y donne un coup d’œil.

Pour refondre un site qui réponde aux impératifs qui découle de ce qui précède, il y a du boulot, mais pas plus que pour le parti de Sarko ou de Hollande pour organiser un vote électronique pour une primaire (qui porte bien son nom).
Eux arrivent bien à se le payer, pourquoi pas nous ?

Un document existe sur mon site, qui présente l’idée de façon détaillée. Les écrans sont rébarbatifs, mais le mécanisme entier y est. J’ai la définition de base de données en Postgresql, version modifiée de celle de pirate feedback.

Je veux faire une version aussi simple qu’un distributeur de billet de banque.

Je cherche à lancer un développement pour ce site, qui serait utile dès aujourd’hui.
Je ne veux pas de bénévolat, je veux un président d’université, un conseil général, une institution qui saisisse l’opportunité de claquer l’argent des contribuables (environ le prix des chiottes dans l’avion Sarko One, le coût annuel de dix députés, trois rond-points).
Un tel système ne peut être qu’institutionnel ou à base de financement collectif « crowd funding ».
J’ai fait l’effort de la rédac de la présentation, je cherche à lancer ça. Je suis preneur de toute idée, d’autant que je souhaite réunir des bonnes volontés, ou à rejoindre un groupe déjà constitué.

j’ajouterai bientôt un descriptif fonctionnel ici et je vous laisse méditer là dessus.

Le commun par la culture politique

Ceux qui s’y intéressent suivent un embryon de constitution de communauté.

La communauté qui sent qu’il va falloir s’y mettre soit-même un peu pour que l’espoir puisse renaître.

La communauté qui peut devenir un peuple adulte et maître de ses décisions politiques.

Sans vouloir renier la qualité des réflexions de tout ceux qui se remuent depuis des années, la numérique nécessité de toucher de nouvelles couches de population, en commençant par les proches, nous impose de créer à leur intention une suite d’informations, au sens noble, soyons fou une éducation populaire, à travers un programme progressif.

Il peut simplement prendre la forme d’une suite de vidéo, dans le genre de ce que j’ai mis sur le site de vuncf.org.

Attention, je ne dit pas que ceci est LA liste.

Mais je propose, comme si c’était un concours, ma liste.

D’abord, si vous voulez m’écrire pour placer ou déplacer, on peut en causer.

Il faut bien se dire que probablement très peu de gens iront jusqu’au bout, et je ne demande qu’à me tromper.

La difficulté est d’aller le plus loin possible, en ‘larguant’ le moins de monde le plus tard possible.

Avec des milliers de clip, montages candidats.

Avec la fréquentation, libre aux rédacteurs de listes de se pomper les uns sur les autres : le but n’est pas individuellement d’avoir le plus de click, le but est globalement d’avoir le plus de clicks.

 

J’me suis bien fait comprendre ?

Des nouvelles de l’arrière-front.

J’ai fait mon malin avec Lordon et sa boulette antifa, mais je ne voudrais pas que ce micro-évènement en vienne à me joindre au mouvement mainstream de dénigrement des « nuit debout ».
En cherchant à élargir mon point de vue contaminé par du pathos inutile, j’ai trouvé cet entretien. Gilles Balastre est un esprit corrosif qui tape fort et bien, me semble-t-il. Lordon y est formidable aussi.
https://youtu.be/JKdgcHoxJUg

Va-z-y Finkie !

Je ne suis pas fan de Finkielkraut,

mais je n’ai aucune raison de le mépriser, encore moins de l’insulter.

Sur les milliers de visiteurs de la place de la République, une petite pincée d’aliens dont les motivations sont invisibles, a réussi à donner de la matière à Marianne, journal de gôche, pour cracher sur les « nuit debout ».

Je résume : un mec (on s’en tape de savoir qui c’est !) se pointe, pour coller son grain de sel. Ou peut-être juste pour écouter. Une méchante bande de brutes mal élevées, les « antifas » vient jeter le mec de la place. Ils font ça aussi pour Etienne Chouard, pour Rabhi, pour des « constituants » qui viennent partager leurs réflexions sur notre société. Ou Sylvain Baron, un passionné de démocratie.

Les « antifas » sont le cancer de la société libérale. Avec des concepts devenus aussi flous dans leur bouche que « fachisme » ou « fasciste », il leur suffit de désigner les horribles, puis d’exercer une violence physique sur ces personnes. Comme ce sont des « fachos », vous comprenez, on ne va pas prendre de gants. Paranoïa, quand tu les tiens !!

Toute résistance est inutile : des mantras insultants sont débités en boucle, occupant l’espace sonore. Les plus gros, déguisés en service d’ordre para-militaire, procèdent à des violences sans appel.

Le discours de ces gens, qui parfois se montrent en gentleman farmer, prétendent être le rempart contre une invasion par les nazis de l’espace. Vocabulaire limité, idées simples, manichéisme de bon aloi, bref tout pour avoir le soutien des médias.

Et là, ‘Marianne’ entre en scène.

Par la bouche d’un des membres du fleuron du journalisme mainstream, l’article induit un premier implicite : les ‘nuit debout’ et les antifas, c’est le même organisme : d’ailleurs, on ne parle pas des antifas, comme je l’ai fait : ce sont les ‘nuit debout’ qui ont éjecté Finkie, et ça madame, c’est pas joli-joli.

Il y donc une dérive… tain tain tain !

Mais dites le, à Marianne, que vous sucez un banquier tous les matins !

Bien embêté avec les « Nuits Debouts »

Ma contribution sera lointaine.Bon.

Les Nuits Debouts font le buzz, j’en suis ravi. Dites à un détracteur qu’elles seront parfaites quand il les joindra.

J’ai l’idée d’un système, qui peut prendre d’une certaine manière le relais de toutes les questions posées. Afin d’en garder trace, et de continuer  par des mises au propres de réponses écrites. Ces écrits sont la seule chance d’une évolution. C’est ce qui reste face à l’adversité oppressive.

Sinon, il ne reste que des souvenirs émus de discussions, mais aucune production ‘juridique’ pour mettre en œuvre les belles idées.

Certains s’organisent pour la production, c’est exemplaire : par exemple les activités de Mr Laurut. Avec son groupe, ils ont ‘produit’ ça :  Programme_global.pdf, qui est exemplaire au plan de la production intellectuelle. Mais vous irez voir la suite sur leur site…

Je reprend : quelques dizaines de gens soulèvent une question, débattent à ce propos. Différentes théories, des témoignages s’affrontent (par la parole policée). Visiblement, c’est plutôt souvent organisé, je ne suis pas en train de donner des conseils. Le plus difficile, c’est l’enchaînement entre les enfants créatifs qui discutent, et la production PAR DES ADULTES (les mêmes qui prennent leur casquette sérieuse) de textes montrés à tous. Un point central me semble indispensable, avec une ergonomie ultra simple pour son utilisation quotidienne.Pensez plus à un distributeur de biftons, qu’au site de pôle emploi.

Pour donner contribuer à ce projet de démocratie, il existe un système déjà élaboré, auquel il manque une interface utilisable par n’importe qui. Un site web à créer, avec des fonctionnalités que j’ai developpées ici.

Je parle bien d’un site pour collecter à égale valeur des propositions, les présenter, permettre certaines interactions avec le public, mais pas trop, et enfin donner l’occasion de voter selon la méthode de Schulze, une version améliorée de celle de Condorcet. Allez voir le PDF.

J’ai du mal à expliquer en rendant le truc sexy. Ce chose est gouverné par des principes. Décrire le détail de son fonctionnement c’est dire « comment ». C’est idiot de ne pas vous dire d’abord « pourquoi ».

Pourquoi l’Agora ?

Ne vous braquez pas sur le rapt odieux du vocable. C’est l’endroit où on reçoit les explications des rédacteurs des projets de loi, éventuellement- et surtout possiblement – DES projets de lois concurrents sur un même sujet.

Il n’est pas une de ces idées, de ces sujets qui ne débouchent sur un article de loi, un article de la constitution, un règlement, une abrogation. Nous souffrons des lois écrites par d’autres pour d’autres, nous voulons donc tous .. écrire nos lois. C’est bordé.

Mais où (dit Wanda, la triploïde) ? Jacter au bistrot, ah ça y’a du monde, mais ensuite ? Ensuite, les ‘adultes’ récupèrent la production des ‘enfants’ pour la rédiger, la polir. Vous avez compris que les enfants et les adultes sont les même personnes :  enfants ensemble pour débattre à Répu, ou au bistrot, où vous voulez, fessebouk, forums, sites, puis adultes ensemble pour rendre les jacasseries effectives, et pas seulement des glapissements militants. Mais adulte où ?

L’Agora de Vuncf.org est un système ‘public’, pour donner un lieu de collaboration, de rédactions ADULTES, éventuellement concurrentes avec passion, mais toujours avec discipline et égalité de moyens. Le processus est simple : la rédaction d’une « Question » initie un concours de réponses, qui se conclue éventuellement par un vote. Un vote techniquement sans grand rapport avec nos votes de la constitution française actuelle.

On pose la question, et on met « sa » réponse.

Il faut se lancer, la rédac de la question n’est pas parfaite, mais on a un peu de temps. En attendant, les différentes opinions se sont reconnues, regroupées. Vous vouliez du lien social ? Y’a pas plus pur. Les ‘associés’ déposent leurs réponses. Pendant un temps donné au départ, disons un mois, les discoureurs rameutent pour collecter de « l’intérêt pour la question ».  Si tout le monde s’en fout, la question disparaît. « Avoir de l’intérêt » ne signifie pas que l’on aime les réponses. Juste que la question n’est pas conne. C’est auto-nettoyant. Idem pour les réponses : celles qui n’ont aucun intérêt n’iront pas à la compète finale du vote. En gros, une réponse, c’est un court texte d’une page. Mais cette réponse est assortie de liens choisis par les rédacteurs de la réponse. Ils vous donnent ainsi des « trucs » à lire, à visionner pour vous permettre de comprendre leur proposition.

Moi j’aimerais voir fleurir tous les soirs les nouvelles questions et les réponses des « Nuits Debouts ». Dans ce cas précis, on raccourcit les délais, mais ne vous focalisez pas sur un chiffre. Trois mois ou 3 heures, c’est un réglage à choisir.

A partir de là, deux choses : je regarde tous les soir les opinions s’affiner. Pendant mettons trois mois, les « équipes » qui développent un point de vue, animent leur page facebook, leur forum, leur blog, c’est leur affaire : ça jacasse ailleurs ! Spartiate était l’Agora Athénienne, c’est un comble !  Mise en page simplissime, le recours aux artifices des publicitaires est prohibé. Le peuple peut au mieux vous ignorer, mais il peut aussi, sur l’Agora, vous jeter dehors.. en ne vous manifestant juste aucun intérêt !

Les équipes ne s’adressent pas la parole dans leur texte. Chacun étale sa recette, vante ses arguments, mais sa contribution ne peut pas se résumer à casser du sucre sur le dos de qui que ce soit. Chaque témoignage ne rentre dans aucun débat : il est la déposition devant le jugement du peuple qui va peut-être avoir à se prononcer. On appelle des spécialistes à contribution, mais uniquement pour étoffer le propos.

Les électeurs inscrits sur le site indiquaient au début si la question leur plaisait : il vont également dire quelles sont les réponses qu’ils trouvent sérieuses  : cela ne signifie pas « je vote pour eux », cela signifie : « Ce ne sont pas des guignolos ». Ceux qui n’auront pas « d’intérêts » (un pourcentage -réglable- de ceux qui ont dit être intéressés par la question et par leur réponse), n’iront pas au vote. Auto-netoyant pour les réponses fantaisistes ou hors sujet.

Bon, mais en attendant, j’aurai bien une remarque ou une suggestion. Attention, c’est une cartouche unique pour la réponse. Ne pas la cramer avec une grosse connerie. Je fais ma petite rédac, et je dépose ma suggestion.  » Là vous dites que … mais si vous pensez à … alors faire … serait plus prudent-efficace-utile… » . Les rédacteurs de la réponse ne sont même pas obligés de répondre.

Mais tout le petit monde des citoyens autour, visiteurs silencieux, mais votants, se tient au courant, sur les sujets qui l’intéressent. Ils reçoivent des alertes posées par un click sur une question ou une réponse. Quand ils voient passer la suggestion, les citoyens (qui manifestent ainsi implicitement, s’il ne l’ont pas déjà fait explicitement, leur intérêt pour la question et la réponse), peuvent simplement dire : « Je veux que vous suiviez cette suggestion( sinon voterais pas pour vous) », « J’aimerais bien », « j’aimerais pas », « je déteste : je vote plus pour vous ». Les rédacteurs voient les compteurs sous la suggestion. Ils en font ce qu’ils veulent.

J’arrête là : avec ce lien, vous pouvez avoir toute la saga.  Il y a plusieurs projets, qui veulent tous ressembler à facebook, ou à des tableaux de bord de boeing, jamais qui suivent une voie simple vers un but unique : permettre la maturation public du moindre sujet politique. Et c’est pas rien. Ce machin là, je veux le faire, mais c’est un peu lourd pour mes petits bras. C’est con, parce que je pourrais, sinon.

Je vous laisse méditer là-dessus.

PS : pour la référence à l’enfant créatif mais fouillis, et à l’adulte ‘sérieux’, je vous renvoi à des recherche sur ‘analyse transactionnelle’ ou ‘Eric Berne’

La gauche fait parfaitement le job.

La Gauche fait semblant d’être de gauche

Après avoir fait une cure de Jean-Claude Michéa, je commence à avoir une bonne idée de ce qu’est la « gauche », et surtout de ce qu’elle n’est pas.

Elle est issue d’une alliance circonstancielle aux remous de l’affaire Dreyfus. A noter que la classe ouvrière, a été très peu enthousiaste à l’époque : une affaire de bourgeois qui se crêpent le chignon. Pendant ce temps, il fait toujours chaud à l’atelier et à la mine, mais le beau monde à Paris s’offre ses plus beaux élans d’humanisme. On décongèle Zola, soudain populiste, comme quoi tout arrive ! En fait, c’est la genèse de « Touche pas à mon pote ». La gauche, d’origine assez caviardisée et proto-germano-pratine, s’occupe déjà des causes abstraites, ouvrant un boulevard à un gouvernement drivé par une assemblée dont les membres sont tous l’équivalent de PDG et DG du CAC40. Plus Guy Sorman, Jacques Attali, et bon j’arrête.

La gauche est d’accord sur le postulat qu’il n’y a aucun problème dans la propriété lucrative, l’héritage et le pouvoir absolu des propriétaires de l’outil de travail sur toute la société. L’argent étant devenu un ‘outil de travail’ comme les fraiseuses et pelleteuses. La gauche est pour le business !

La Gauche a des principes à la con

Non. La gauche trouve seulement que le capitalisme n’est pas encore assez mature, que le système doit s’améliorer, et surtout, que le progrès technique va tout résoudre. C’est leur Balle d’Argent. Le tout dans un super appart à Paris, et pas trop de problème de compte courant. Et donc nous, nous ne sommes que des ‘bavures’ d’une machine encore mal réglée. C’est ballot.

Dès le début 1900, un type écrit (Robert Michels) que les syndicats, comme tous les systèmes de gouvernement représentatif, tendent à générer une oligarchie, qui se professionnalise, et qui finit ainsi, par l’illusion de la compétence, par couper les représentants des représentés. Une petite poignée de type auto- ou réciproquo-proclamés finissent par partir en figure libre… de suivre leur plan de carrière. C’est la tare génétique induite par l’élection. La droite invoque des « valeurs » pour réveiller le pathos de ses sympathisants, qui regrettent au fond la disparition des « liens sociaux ». Sauf que « valeur » est un mot fourre-tout. Au final on abouti à « la manif pour tous ». La gauche a besoin d’une marque distinctive : les droits de l’homme feront l’affaire, et surtout « la-lutte-contre-toutes-les-exclusions », comprendre « lutte contre tous les rites structurants », au nom de la croisade contre les guerres de religions, initié par les libéraux du 18ieme siècle.

Nous avons vécu avec l’idée que la gauche incarnait le bonheur des pauvres, pour contrer les maléfiques de droite qui eux travaillent pour les patrons. Erreur, grave erreur.

La gauche aussi travaille pour les patrons. Mais elle fait le ‘mariage pour tous’. Alors vous comprenez, c’est pas pareil. Houla ! mais alors c’est le grand vide sous nos pieds : devons nous faire un pas encore plus à gauche ?

La « Vraie Gauche » serait en fait fallacieusement appelée « Extrême Gauche » ?

Je sens que ça palpite.

Ben non. Besançenot veut rester dans l’euro et dans les traités européens. A gauche, c’est de la gauche ! Si c’était ce que notre imaginaire de gauche-Blum-36 nous suggère (des conneries!), alors les partis politiques et les syndicats devraient être les plus colossales entreprises d’éducation populaire ! En sont-ce ? (m’interroge-je)

C’est le concept droite-gauche qui est fallacieux. Arrêtons de parler de l’étiquette sur la boite, regardons la boite sans employer les mots ‘valises’ ou ‘nuages’ du vocabulaire mediatico-politruc

Retirons de nos pensées ces positionnements qui nous perdent, qui nous distraient, comme un string après un Paris-Sydney sans escale. Incroyable comment on peut retenir la foule à un seul stand de fête foraine, quand il y en a cent autres à coté à examiner.

OK, par la pensée en attendant mieux, on vire le raffut médiatique, on oublie les sourires d’affiche électorale. Peut-on penser par soi même, écrire ses propres lois, user de recours contre les abus de pouvoir ? Oui, mais sans Pujadas. Bien que les médias se soient attachés, avec un certain succès, à décrédibiliser le discours d’E. Chouard, l’idée de refaire une constitution fait son chemin dans les esprits : non comme une fin, mais comme un moyen. Déglinguer notre constitution pour en révéler le caractère vicieux, c’est pas compliqué, voila un exemple et c’est le meilleur, parce que c’est le mien.

Ca fait flipper, non ? Ca va être duraille de taper la concurrence avec Canteloup sur son segment de marché. Assez de suspense, j’ai LA solution, pour tout de suite. Ça ne peut que faire du bien, pour la suite quelle qu’elle soit.

Sans dec’, j’ai dit que j’avais LA solution

On nous a soigneusement appris à vivre seuls dans le cosmos. Famille, Patrie, Religion, pouah ! caca ! Tradition=moisi ! Ce que notre génération ‘gauchiste’ a adoré. La transgression comme fer de lance de l’évolution ! Hop récupéré par les pubards qui savent où gratouiller pour déclencher la pulsion d’achat. Du Spinoza à l’affiche.

En attendant, on est paumé chacun de son coté du net.

En fait, y fallait réviser les traditions, en changer, revoir les rapports de force. Pas les détruire avec rien d’autre à la place que la Loi et le Marché. Remettre en cause en bloc la religion en ignorant ce que ses rites ont de structurant dans la société, c’est retirer son squelette à un pitbull : remarquez j’aimerais vraiment voir ça, par magie. Allez-y, faites le par la pensée…..désossez un pit. Bon ok, notre société, aujourd’hui, ne pratique aucun rite démocratique susceptible de structurer un ‘Imperium’ (citer Lordon, ça, c’est fait…), une volonté commune capable, parce qu’elle est communauté de volontés. Si le mot rite vous irr.. gêne, mettez à la place « trucs qu’on fait ensemble, c’est l’occasion de discuter entre citoyens », vous faites comme vous voulez.

En fait, l’homme est tellement seul, flippé dans son coin, que la perspective de l’assemblée, de devoir parler en public, d’écouter les autres, de voter lui fout un trac pas possible. Oser affirmer une idée quelconque, sans passer pour un bolosse ! Oser prendre la parole, malgré Fourest, les Inrock, Télérama, malgré Cohn-Bendit, malgré Franz-Olivier Giesbert, malgré… Sous l’inquisition des nouveaux cerbères violents de la société du fric : les antifas, ridicules atrophiés du bulbe, qui pratiquent la violence politique  du système avec un cerveau niveau CP.

Genre tu es dans les coulisses, toi lecteur !, tu portes un justaucorps rose, des collants, des chaussons de danse, un tutu blanc. Devant toi la perspective de la scène de l’Opéra Garnier, décorée et illuminée. L’orchestre joue. Une main ferme se pose sur ton dos et te propulse en avant vers la scène avec un « Vazy cocotte, déchires les tous ! ». Et tu te réveilles pas tout de suite.

Nous avons tellement dé-appris le commun, le collectif par la sainte alliance de Pujadas et de Cohn-Bendit, que même l’idée de communauté est cramée : alors qui va se lancer contre l’individualisme sans craindre l’ombre de Staline. L’ombre de Staline est une représentation pour repousser toute vélléité  de discussion sur le commun : La gauche nous garde ainsi bien droit sur les rails de la consommation, de la soumission aux rapports de forces dans l’emploi. Ça ira mieux plus tard, c’est l’argument de base des gauchistes d’état, et de médias. Essayez de les doubler par leur gauche, et y’a la place, et c’est direct la Corée du Nord !

Bon, ça suffit, les titres racoleurs !

Nos cerveaux n’ont plus trace de ces « rites-qui-font-société ». La société n’en est plus une, elle n’associe plus personne, c’est la guerre de tous contre tous. C’est un assemblage juridiques d’agents qui cherchent chacun à augmenter le profit, soit en vendant plus cher, soit en achetant moins cher. Voila la bible de nos messes d’informations.

La bataille n’est pas de prime abord juridique. Elle réside dans un axiome à vérifier : « Une société est l’ensemble des ‘rites’ qui déterminent et maintiennent ensemble les volontés des ‘sociétaires' ». Cherchez pas, c’est de moi. Ce ne sont pas les règles d’état qui font les sociétés : au mieux les dictatures de l’argent. Ce sont les rites qui font société, et de cela découlent l’expression de ces rites, la constitution. C’est une expérience inédite, donc je joue sur du velours : jamais une constitution n’a été écrite par aucun peuple. L’ordre simpliste, c’est de subordonner une belle société, animés de beaux rites à la pré-existence d’une constitution ‘sympa’. Non, c’est faux : une société existe dès lors qu’elle partage à minima des rites de vie commune : fêtes, démarche législative, judiciaire, rencontres citoyennes, pratique du tirage au sort à chaque fois que c’est matériellement possible.

Aujourd’hui, il n’y a que des rites administratifs. Les rites anciens sont remplacés par Coca-Cola : les firmes ont détruits nos rites et y ont substitué des ‘actes’ de consommation. Les communautés qui spontanément continuent à pratiquer des rites sont les plus violemment attaquées par la gauche : la question n’est plus de discuter leur qualités ou leur défaut, leur perfection ou leur imperfection. Plus de rite ! Les rites c’est so 20ième ! Complètement has-been ! Sans compter que c’est une entrave à mon épanouissement personnel, qui ne saurait s’encombrer d’entraves idéologiques ou religieuses. Des rites soit-disant totalitaires, dont la complète éradication est en réalité le totalitarisme ‘en creux’.

Il ne s’agit donc pas de ressortir des vieux rites, anoblis par leur nature de rareté. Il y a des rites de merde. Mais « pas de rite du tout » est la réponse de gauche aux problèmes avec les rites. Y nous a bien niqués, Cohn-Bendit ! Arrosé tout petit à la neutralité axiologique, il en est le grossiste en France. La neutralité axiologique, c’est la réduction de toute transaction à son caractère utilitaire et légal. Avec la neutralité axiologique, la mondialisation s’opère sans contestation : c’est une optimisation technique. Les rites, c’est une perte de temps productif, et la porte ouverte à tous les courants d’airs et d’idées. La neutralité axiologique, c’est le concept propret qui permet de se comporter en affaire comme un gros enculé. C’est la recette magique pour vaporiser les sentiments, le respect, la compassion (de base !), la solidarité instinctive à l’homme, afin de permettre de saisir la moindre opportunité de faire bosser les autres pour soi.

Mettez vous en rangs !

Un bon truc facile, c’est l’éducation populaire. Sur ce site vous trouvez un choix par exemple de conférences éducatives. C’est un bout pour commencer. Une fois que c’est en route, ça roule tout seul. Faut « déclencher ». Après vous envoyez le lien à une connaissance, qui vous en reparle et ça continue.

Le but n’étant pas de vous faire adhérer à un programme, mais à vous donner l’occasion de comprendre la politique plutôt que de la subir. Apprendre à conduire, et on ne vous dit pas où aller.

Vous regardez, au début on est un peu perdu, prenez un Guillemin, tâchez d’avancer avec lui.  Gaffe au coté ‘je picore !’, c’est pas des mémmémémsse. Ces séries visent à vous faire maturer et à partager avec vous un vocabulaire de base. Ce n’est pas un distributeur fun de vidéos !

Parfois, au loin une lueur… un rite politique

Ce que font les gars et filles aux « nuits debout » place de la république est admirable. Des Cévennes, j’ai du mal à être présent, mais quel kif ça doit être ! Est-ce une expérience d’éducation populaire ? Certes oui, même si celle-ci a lieu en périphérie : conférence sur internet, « Là-bas si j’y suis », « Arrêt sur Images », évidement, on ne compte pas sur TF1 ni Canal. Admettons, commençons par la jacasserie. C’est un rite parfaitement digne à mes yeux. Si cela débouche effectivement sur une éducation populaire, et ne reste pas, comme les médias y veillent, une représentation de contestation juvénile, sans contenu ni suite.

Attention à ne pas confondre débats, « jacasseries », rite de rencontres ‘citoyen’ (pour une fois ok pour le mot), et création politique. Ce qui se passe place de la Répu’ n’est que la moitié du sandwich. Nous n’avons pas à notre disposition un outil de maturation d’idées politique. Un outil sur Internet, par la force des choses, mais qui répond à des exigences très précises, afin de ne pas créer un lieu de jacasserie supplémentaire. J’ai tenté de discuter avec des militants, plutôt compétents techniquement, mais qui refusent d’aller plus loin qu’un Facebook spécialisé, une pompe à pouce-en-l-air ou pouce-en-bas, le degré zéro de la réflexion politique.

Et attention, Facebook est votre ennemi. Il vous fait confondre agitation pathologique et pratique politique. En effet, le nombre de ces gens (de ‘gauche’ ?), plutôt éduqués, jeunes, qui renâclent à se mater la série complète des Henri Guillemin, des Lepage, des Friot, des Ruffin : « ah j’ai pas le temps ! j’ai des trucs à faire… » Grosse feignasse ! C’est de ta vie d’esclave dont on parle ! et tu réponds « je peux pas, j’ai une vie d’esclave ! ». Et tu passes des heures par jour sur Facebook. Donc du temps, t’en as !

Faut-y que tu sois un lemming, un mouton, pour te ruer vers la falaise, pasque tu comprends, mec, j’ai pas le temps.

De toute façon, je sais que tu sais que je le sais. Tu me lis sur Internet.

 

Putain, font chier ceux qui lisent pas jusqu’au bout !

Tu me diras : ‘A quoi bon ?’