La strate

Nous vivons dans des strates. C’est pas très compliqué : la strate représente tous les gens avec lesquels vous êtes en relation. Privé, boulot, les commerçants du quartier si vous faites les courses.

Je ne compterai pas la caissière, à moins que vous ayez une relation sortant du bonjour madame, au revoir madame.

Gardons le boulot, qui parfois se superpose à du privé.

Avec  vos connaissances, vos relations, vous êtes en « affaire » avec des « gens ». Du fait de vos interactions, il est bien possible que vos sorts soit liés.

Pour le boulot, c’est simple : Si la taule ferme, vous êtes tous dans la mouise. Avec les clients, les fournisseurs, vous avez tous plus ou moins intérêt à garder une bonne santé. Ou à ne pas vous faire virer.

Vous avez une vague idée de la strate des gens qui vous sont connecté par proximité. Et les ingénieurs sont dans d’autre strates, les enseignants, les magistrats, avocats et auxiliaires de justice dans d’autres encore.

En dehors de rencontres fortuites, vous devriez pouvoir occasionnellement visiter une strate juste au dessus, ou juste au dessous. Pas de hiérarchie, c’est juste une représentation en mille-feuilles.

En tous cas, vous n’êtes pas nombreux dans une strate particulière. La strate des décideurs.Président, gouvernement, machins internationaux, FMI, BM, Commissions, lobbies, banques, marché.

Ces gens là sont dans leur tour d’ivoire, à bouffer du raisin pendant que Rome brûle. Tous sont complices d’une fantastique machine à pomper les fruits du travail, de l’emploi, tout ce que vous voulez.

Donc, cette strate, dont vous devriez pouvoir vous faire une carte mentale approximative, manipule des leviers dangereux en faisant du dégât et du retour sur investissement.

Cette strate fonctionne déconnectée partiellement. Les bénéficiaires privés savent précisément pourquoi ils sont là, pour actionner nos politiques. Ils sont les seuls à avoir un plan.
Nos politiques, eux, ont tout au plus un plan. De carrière.
Mais ça commence à se voir, non ?

Fakir (le journal sur Internet),et Frédéric Lordon nous offrent ça :

 

La solution : le défaut de paiement

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