Le Mandat empêche la démocratie

1 – Les représentants sont plus préoccupés de se faire réélire que de nous satisfaire

2 – Les représentants peuvent se présenter autant de fois qu’ils veulent. La réélection est leur première préoccupation.

Les représentants ne sont tenus à rien une fois élus. Les électeurs ne peuvent les empêcher.

L’argent étant un facteur décisif dans une élection, et la fidélité aux fournisseurs d’argent incontournable, rien ne pousse à soutenir les électeurs, hormis les flatteries les plus simples au dernier moment du vote.

3 – La mécanique même de l’élection est garante de la trahison de nos représentants

Un député qui s’annonce peut s’appuyer sur un faible nombre de certitudes :

  1. L’argent est un paramètre bien plus important qu’un quelconque projet.
  2. Les propriétaires de médias détiennent le résultat de l’élection à l’avance : la courbe de popularité d’un homme politique augmente mécaniquement avec le nombre de ses passages télé.
  3. Nous choisissons nos élus « à postériori », en disqualifiant l’élu passé s’il nous a déplu pour de vrai, tout en « espérant » plus de celui que nous élisons à la place. Nous ne votons pas parce que nous gouvernons. Nous votons pour exprimer un « souhait », un « espoir » qui n’oblige surtout pas nos représentants.
  4. Comme un élu devient intouchable, absolument rien, si ce n’est l’envie d’être réélu, ne lui suggère de satisfaire ses électeurs.
  5. En revanche les puissants ont beaucoup d’argent à lui donner pour être complaisant avec leurs intérêts.
  6. Les électeurs ont une mémoire de poisson rouge.

4 – Conséquences

Depuis plus de 200 ans, la démocratie représentative à consacré le pouvoir de l’argent ou du capital sur la prétendue démocratie. Avec le système actuel, nos représentants sont nos pires ennemis, et ils pourraient probablement dire qu’ils n’y peuvent rien eux-même.

Nous élisons encore et encore des gens programmés par le système pour nous trahir.

Les mandats multiples (maire et député en même temps, par ex.) ouvrent un couloir au trafic d’influence de la capital vers la province : le ministre ou le député se fait élire dans sa ville car on lui suppose un pouvoir supplémentaire. Ce qui est en soit un trafic d’influence. Comment doivent faire ceux qui n’ont pas de candidat ministre ou député ? L’égalité est mise à bas.

5 – Démocratie verrouillée

Le système de la représentation n’est pas, seul, la cause de la situation.

La désignation du président est filtrée par des obstacles constitutionnels : la nécessité de rassembler des signatures de maires, traditionnellement et fonctionnellement réactionnaires.

Les sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel, ce qui pose question.

Absence de responsabilité, car un représentant ne peut être inquiété pour les actes commis durant et pour l’exercice de son mandat. Il ne peut être questionné.

Absence de responsabilité à terme, puisqu’il ne peut être inquiété après non plus.

La discipline de parti est plus importante encore : un homme politique doit plaire à son chef de parti, s’il veut avoir l’investiture, puis se vendre de fait à ceux qui financeront sa campagne.

Les contre-pouvoirs sont soit inexistants, soit factices : est-il pensable qu’une commission nommée par le président ou par des gens directement dépendants de son bon plaisir, vérifie sévèrement les comptes, les conséquences politiques ou la légalité des moyens utilisés du dit gouvernement ?

Ou des représentants majoritairement dépendants du président de la république pour la suite de leur carrière ?

Non.

Au final, la constitution organise notre esclavage politique.

Et enfin, la constitution Française confie aux règlementé s, plus précisément au président de la république, la possibilité de changer cela. Les citoyens ne sont pas habilités à changer leur constitution.

6 – Nos représentants ne lâcheront jamais leurs privilèges

Juridiquement, les profiteurs du système détiennent constitutionnellement le droit d’empêcher tout changement. La volonté populaire de changer cette constitution doit passer par l’assentiment de gens butés.

Une transformation n’est envisageable que par des moyens hors constitution : effondrement d’une partie du système, incident provoquant un brusque changement de priorité chez nos représentants.

Donc si nous pouvons imaginer d’autre système démocratique, seul un rassemblement de circonstances exceptionnellement violentes financièrement, socialement ou dans les institutions, peuvent laisser espérer un changement

La seule alternative est le recours à minima à la désobéissance civile.

7 – Il existe des moyens simples

Notre futur constitution doit imposer le mandat unique et non reconductible : Pas de réélection, jamais. Une fois maire dans une vie, une fois député etc… Si nous gardons ces systèmes, l’espoir n’est pas permis.

Pas de mandats simultanés.

Protection et contrôle permanent pour les représentants.

Le train de vie d’un représentant ne doit PAS être attractif : paye médiocre, avantages contrôlés par des tiers hors de leur autorité.

Création de contre-pouvoirs indépendants.

Pourquoi confier à d’autre ce que nous pouvons faire nous même.

 

Un commentaire sur “Le Mandat empêche la démocratie

  1. Chapitre 5 limite trop long : j’aurai dû créer une page à part pour détailler.

    La phrase interrogative de la fin est inappropriée : nous ne sommes pas là pour jouer à se poser des questions supposées résolue, mais donner un cadre strict.

    L’ensemble manque de liens. La présence de lien aurait permis d’alléger le tout et le rendre plus percutant.
    Peut mieux faire !

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