Gilets Jaunes – Les Mages

*note : plus les jours passent, plus cet article est périmé. Ecrites le 18/11, les parties rayées ont été réglées par le groupe*

J’me disais comme ça…

Vite fait sur l’exercice en cours  blocages routiers :

Je serais partisan de ne pratiquer que le Week-end les ralentissements. Et même en veillant à éviter toute attitude susceptible de provoquer une animosité des conducteurs : cris, danser autour de voitures en mouvement, intrusion physique dans l’habitacle, injonctions comminatoires, sous-tendant un chantage au blocage. « Le gilet si vous voulez passer ! ». L’air de rien, faut vachement de self-contrôle. Nous ne sommes pas également doués. Que ceux qui savent encadrent les frétillants (on dit aussi « excités comme des chihuahuas cocaïnomanes »). Que ceux qui nous rejoignent, aient droit à un petit briefing sur le choix de nos pratiques et qu’ils acceptent le tutorat du ‘vieux’.
Quelqu’un dans le groupe pourrait-il (elle) écrire un petit topo sur ces pratiques, un petit groupe constitué par affinités ? Et pourquoi pas au moins deux groupes, qui font écriture à part pour un bon premier jet. Ensuite on regarde tous sur la page du groupe les propositions. Pour moi ça doit faire 20 lignes grand maxi. C’est vous qui voyez.

J’avais pensé à « Rien d’illégal, Rien de dangereux, Rien qui nous fasse détester ».

Crier sur les gens qui passent en tirant la gueule nous fait détester des passagers et de tous leurs amis. C’est ballot.

Bref. Manif le WE uniquement. La simple présence au bord de la route des gilets, dans le temps, va accroitre la possibilité d’identification des passants au problème évoqué. Pourrait-on larguer au plus vite le sujet précis des taxes carburant ?

Il faut sauter aussitôt sur un des nombreux sujets qui nous habitent tous : salaires compressés, retraites merdiques etc…. et, c’est une opinion très personnelle, je ne veux parler d’aucun des sujets, dès lors qu’il devient un poncif de JT de 20h. Donc rien sur trump, sur poutine (ah flûte ! on dirait que j’ai pas mis de majuscules.), sur les migrants, l’insécurité et autre gniagniagni…..Avec un message simple par semaine. Pour chaque semaine, on distribue un petit message quart-de-page, avec le sourire, à chaque automobiliste qui baisse sa vitre. « Le mot de la semaine aux Mages ! ». Concours hebdomadaire d’idées.

Deuxièmement, on ne vas pas faire notre vie sur des rond-points, même si on y fait de chouettes rencontres.

** brékingue niouse** Mr le Premier ministre nous a fait ce soir dimanche un magnifique bras d’honneur avec majeur pointé intégré. Oublions le. Ne comptons pas sur la clique.**Fin du glaviot gouvernemental**

J’ai un plan. Avec des idées simples au départ. En l’absence d’espoir que les banques nous lâchent la mensualité, nous devons trouver une « puissance d’agir » ailleurs. Pourquoi pas NOUS ? Qu’est-ce que « NOUS » ? Aujourd’hui, que dalle.

Présentation télégraphique du plan :

Pourquoi le plan : pour faire découvrir de visu à chacun le NOMBRE de gens qui se sentent concernés.

Comment : Aucun coût achat, gasoil, rien. Aucun temps : pas de permanence à assurer, voir des cafés à préparer à 7h du matin. Se pratique individuellement, au moment qui convient.

Donc : on met le gilet jaune, dès lors qu’on rentre quelque part pour faire un achat. Au supermarché ou en boutique, on a le gilet. On ne dit rien de spécial. On se compte. Si cela ouvre des conversations, formidable ! mais on ne force pas le destin. Observe autour de toi le nombre grandissant de gilets jaunes qui poussent des caddies !

Et pis on a du bol, aucun parti n’a encore récupéré le jaune : rouge coco, nuance de bleu à droite, couleur vomi de pizza pour le modem, de potée auvergnate pour nos écolos en plastique.

Dès lors, en poussant le caddie, vous verrez le nombre de ceux qui, pour des motivations diverses, sont d’accord sur la nécessité de changer les règles du pouvoir.

Il importe de faire savoir quel signal nous souhaitons envoyer : baisser les taxes, franchement j’ai pas que ça à faire. Et ceux qui sont dans merde et qui n’ont pas de voiture, ils ne jouent pas ? Qu’avons nous en commun : l’envie de réécrire les règles du pouvoir. Toutes ces salopes de conséquences qui nous font souffrir, nous devons les faire cesser à la source.

Pas obtenir du « pouvoir d’achat », Non, du « pouvoir » tout court.

Et là on leur remet bien profond d’où ils viennent, leur 244 000 GJ.

Idée de suite pour procéder :

1) Se compter => c’est prendre conscience de sa puissance d’agir. Il devient « envisageable » d’agir. Ouf ! Progrès !

2) Connaître l’adversaire, c’est bien le minimum. Se cultiver sur l’histoire des rapports de forces sociaux : pas seulement les guerres. Guillemin est top !

« Qui mange qui et comment », histoire de France de la Révolution 1789 à aujourd’hui, rien ne change à part la couverture 4G. Vous pourrez dès lors diriger votre attention sur de vrais filons, plutôt que sur des contre-feux  (le foulard, la prière de rue, le burkini, ou un sujet un peu faible, sur lequel on reculera, c’est juste pour passer discrétos une grosse saloperie, mais plus sous les nuages.)

C’est l’occasion aussi de mettre de l’énergie à PENSER ce que nous souhaitons voir avenir, plutôt que de perdre du temps à chougner sur les gros méchants qui font les choses que font les méchants pas beaux.

3) Projeter donc le plus précisément possible ce que nous voulons à la place de ce que nous espérons balayer. Y’a du boulot, mais vous n’avez pas le choix, je le crains. Je pèse la difficulté de cette étape, croyez-moi, mais n’hésitez pas à proposer mieux, si vous avez…

4) Partager les propositions, La procédure est un peu complexe, pour allier « censure sans censeur » et liberté de propositions. J’ai écrit un machin là-dessus.

5) Nous parvenons ainsi à une situation très originale : une majorité se sent suffisamment la confiance pour porter un référendum proposant, disons, une vingtaine de propositions bien structurées. Ben là, c’est fait.

Je ne démordrais pas que « savoir » écarter une douleur, mène à le faire. Et là, « Savoir », c’est une transposition de « Avoir la confiance pour faire ». Le fait de s’être compté est un préalable. L’individu composant la multitude ne peut projeter la puissance de cette multitude que si l’individu ET la multitude on pris conscience de leur propre existence. Le mouvement qui s’amorce ensuite, est déclenché par le groupe, sans que chaque particule de cette multitude ait à en porter seule le poids.

Bon, c’est vrai aussi que le groupe rend chacun con comme un groupe. Aïe.

J’en garde pour plus tard. Je vous en prie, visitez mon modeste site : par exemple, en haut à droite, dans le menu Vidéos, il y a un programme, en gros ordonné dans l’ordre que je conseillerai, mais comme vous êtes grands, vous allez bien vous débrouiller.

Sachez aussi que j’apprécie les critiques, pour être plus précis, plus opportun, voir plus juste.

A plus

baba

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