Dans Ta Face : Vive les préliminaires !

C’est la question centrale…
Deux expériences récentes pour entrer dans le vif. Deux interlocuteurs, 55 et 85 ans, niveau d’étude supérieur : pour faire court, des intellos certifiés.

L’un plutôt bleu-marine, l’autre a été Ségo. Je commence à discuter politique, et au détour d’un raisonnement sur un fonctionnement rêvé de démocratie, tombe sur mon discours une météorite.

Comme le congélateur tombe sur les flics lors des perquises de cité hlm pauvre, un lieu commun force 7 émiette la conversation.

« Mais comment tu veux faire, il n’y a pas d’argent » (sous entendu, les caisses de l’état et des collectivités locales sont vides.)

Que les autres me pardonnent, mais pour ceux qui résonnent sur cet argument, je vous condense la réponse : Les caisses sont vides parce que

  • L’état loue la monnaie aux riches, pour un coût approximatif de 55 milliards d’euros par an
  • Nos représentants des riches on rédigé à leur avantage exclusif des centaines de niches fiscales, environ 350 : les riches ne payent pas d’impôt (relativement..)
  • La fraude fiscale n’est pas réprimée (il suffit de sous-équiper l’administration chargée de le faire : en hommes, en moyens et en outils juridiques)
  • La finance, en achetant nos représentants, donc des lois sur-mesures, a obtenue une société pleine de tuyauteries pour siphonner le travail des producteurs.
Pour faire simple : pour un PIB=2000 Md € ,  le  total de l’argent transféré à des prêteurs feignants sous forme de dividendes, intérêts d’emprunts et autres niches est de  700  Milliards.

Contrairement à des cotisations sociales, des impôts et des taxes qui nous sont rendues sous la forme d’hôpitaux, de samu, de fac, de lycées, de docteurs, de profs, de flics etc, ces 700 Mds d’€ ne nous reviennent pas.

Ces 700 Md€ sont en presque totalité du vol légal pur et simple. Sa légalité a été établie par le 1 pour 1000 qui en profite.

BREF !

Je n’étais parti là-dessus, mais tout à ma passion, j’ai (pas) pensé que mon interlocuteur (n’)avait (pas) déjà été frotté à ce sujet.

La personne s’est saisie de ce qu’elle pense être une grossière erreur : cela la soulage immédiatement de toute réflexion fatiguante. Ouf ! Et encore, je soupçonne mes interlocuteurs d’être de bonne foi, alors imaginez avec Jacques Attali.

Comme à priori le but du jeu est de convaincre au moins 15% de la population, au lieu du 0,02% actuel, on sera bien inspiré de prendre à bras le corps ce foutu problème de pure pédagogie.

Ce qui m’amène à la proposition suivante : Si on arrêtait de dénoncer comme des moulins pour le plaisir de se croire plus intelligent et mieux informé (le nucléaire, c’est pas bien, Monsanto est méchant…) ?

Qui va inviter tout ce petit monde à trouver des méthodes sérieuses de conversations militantes ? Comment garder un auditoire ?

Le seul institut de recherche en pédagogie politique : le site www.vuncf.org !

 

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