Dans Ta Face : A propos de banque centrale, un abus de langage

A propos de banque centrale, on entend un bruit de fond, pour peu qu’on soit un peu attentif aux nouvelles, ou aux chroniqueurs économiques.

Le propos qui suit s’applique à la seule banque centrale, l’européenne. Dite ‘BCE’.

Ce raisonnement valait pour la Banque de France rendue indépendante par Mitterrand, avant que la BCE ne prenne le dessus, retirant toute prérogative politique sur la monnaie aux états de la zone euro .

Rappel : Dans le monde pré-mitterandien, donc avant qu’il ne nous ait donné aux banques, dans la suite de Pompidou, notre Banque centrale, bras financier de l’état, créait la monnaie en fonction des besoins, gratuitement.

Notre dette était égale à zéro. La compta de la banque de France était la seule de France à pouvoir avoir un bilan déséquilibré, en l’occurrence par la création monétaire. C’est comme ça, c’est le principe.

Je passe sur l’étape intermédiaire qui a consisté à rendre cette institution indépendante, comme si le ministère de la défense, ou de l’intérieur devenait un électron libre, sortant ainsi du gouvernement, par là échappant à son autorité.

Allons à l’os : la BCE est garante en dernier ressort des finances. Or, on évoque en cas de défaut de la Grèce sur sa dette, défaut par ailleurs inévitable à moins de la ramener au niveau économique du Niger, et de jeter sa population dans la situation de la France au sortir de la grande Peste Noire, on évoque donc le fait que le jeu des garanties emboitées n’oblige la BCE à se recapitaliser comme une banque privée ordinaire, pour payer son obligation, comme votre assureur après l’incendie.

C’est vicelard de dire un truc pareil. Cela vise à nous faire admettre l’idée qui s’ensuit : nous devrons, nous les citoyens, être appelés en garantie ultime pour donner encore du fric, via des contributions de nos états, donc via des impôts.

Le rêve des créanciers ! Ecoutez bien ce qui suit : Une banque centrale n’a PAS de capital. Tout comme sa comptabilité ne devrait s’occuper que de ses frais généraux : personnel, PQ aux chiottes et autre.

Une banque central a juste à dire, ou plutôt écrire, éventuellement sur un coin de nappe au resto : « Je crée X milliards d’euros ». Voila. C’est fini ! Les Euros existent. Ca troue, hein ? C’est justement ça, une banque centrale. Sa définition exacte. Une entité, la seule, qui peut dire  pouf ! voila X milliards ! magiiiiiiie !

Jusqu’à il y a peu, l’auteur de ses lignes croyait, le gros naïf, que cette possibilité existait quelque part, mais non seulement le dogme monétaire psychotique allemand l’interdit, et ce dogme a été la condition rigide  pour permettre la création de ce foutu Euro, mais plutôt que d’en assumer le principe (crétin et rentier), on commence maintenant à nous embrouiller en évoquant cette nécessité barge de ‘recapitaliser la BCE’.

Question : la BCE possède-t-elle en contrepartie le droit de distribuer de la vaseline ? Pouf, sur un coin de nappe ?

Oblige-t-on une vache à se recapitaliser en lait après la traite ? Vous marrez pas, c’est tout aussi con.

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